Voilà, encore une fois pour déjouer l'attaque de panique qui s'annonçait, mon ami m'a conduite chez le médecin. Il doit en avoir assez de mes visites tous les deux jours. Moi il me fait du bien. D'abord, il me rassure sur mon état de santé hypondriaque majeure que je suis, ensuite et peut être surtout il m'écoute. C'est le seul qui semble comprendre la souffrance extrême qui m'habite. Même mon psy ne la voit pas, dealer de médocs! Il m'écoute et me parle. C'est douloureux car il me met face à la réalité de l'impossible relation à ma mère. Continuer ainsi c'est foutre ma vie en l'air. Je dois accepter celle qu'elle est sans en espérer quoique ce soit. Dur à entendre! Ma mère ne m'offrira donc jamais l'amour, l'attention, l'affection, la tendresse et la reconnaissance auprès desquelles je cours. Je dois faire le deuil! Détestable expression, illusion! On ne fait jamais le deuil on essaie de vivre avec. Comment vivre avec ce vide abyssal? Je n'ai pas encore de réponse...