Encore assaillie par mes angoisses qui générent des somatisations lesquelles renforcent les angoisses. Après le cancer des yeux, la sclérose en plaques et j'en passe, je suis persuadée d'être atteinte du tétanos, du à l'infection réelle de plaies de brûlures de cigarettes que je me suis volontairement infligées. Un oeil jeté sur notre ami internet (ce qu'il ne faut jamais faire) m 'a familiarisé avec cette maladie potentiellement mortelle (dont a été atteint papa , mais heureusement prids à temps). Etaient mentionnées das les diffétents articles les tétanies musculaires provoquées par l'infection.

Hier ma jambe droite est devenue raide, et douloureuse, es muscles atrophiés et j 'avais de grandes difficultés à marcher. En l 'absencde de mon médecin, j'ai pourri la journée de mon compagnon (comme il le dit trop souvent en ce moment) pour qu'il me conduisze aux urgences tant ma douleur était grande. Devant son refus que j'ai pris pour un rejet et un abandon de ce que je suis, j'ai passé a journée à pleurer, terrorrisée à l'idée de mourir. Terrorisée mais aussi quelque part rassurée , en ce que ma fin sera également la fin des souffrances que malgré moi j 'inflige aux autres.

Ce matin en me levant, le mal était plus grand encore et la jambe gauche faiblissait elle aussi. J'étais trempée et frissonnait. J'ai téléphoné au docteur, éveillant de nouveau l'agacement de mon compagnon dont j'allais encore pourrir la tranquilité.

Le médecin, un type extraordinaire, est venu. Il m'a auscultée consciencieusement et n'a décélé ni tétanos ni un quelqconque problème vasculaire. Il m'a rassurée, ce n'était que les réactions de mon corps face à ce trop plein d'angoisses actuellement à son apogée.Il n'a pas nié mes douleurs comme tant le font, ils les a juste contextualiséee et dédramatisées.

Cela fait plusieurs jours que je n'arrive pas à me nourrir correctement et je regrette presque mon état anorexique ou finalement j'avais trouvé un équilibre.Comme s'il fallait que je torture mon corps, que ces tortures soeint visibles des autres, pour que j'existe et que l'on m'accorde de l'attention. Le statut de victime ou de malade que mon compagnon me reproche, me permet à moi d'etre en quête de reconnaissance et d'attention.

Malheureusement, cela ne fonctionne plus, et je perds plus que je ne gagne.

Mon compagnon ne veut plus de cette victime et malade qui gache sa vie et celle de ses enfants, ma mère et mon frère refusent de prendre en charge des maux dont ils sont la cause et mes grands parents sont désemparés de voir leur petite fille chérie n'être qu'une chose sans vie , ni projet, totalment dépendante des autres.

Ce weed end, mon compagnon reçoit son petit garçon de 10 ans, un amour. Il m'a demandé (j'en suis trés blessée) de les laisser seuls pour enfin vivre!

Personne de mon entourage ne désirant m'accueillir, je vais me retrouver à l'hotêl. Et j'ai peur! Non pas d'etre à l'hotel, mais de me retrouver face à moi même! Je sais trés bien jusqu'où je peux aller en temps de crise aigue , jusqu'à la mort....Jusqu'à maintenant, mon compagnon est toujours arrivé à temps, Demain et dimanche je serai seule et je me fais peur. Car malgré mes idées voire passages à l'acte suicidaire, je n'ai pas l'envie de mourir, juste celle de vivre autrement. Je voudrais qu'on m'aime, qu'on me" le dise, qu'on me caresse, me caline, plus que tout je veux retrouver une place dans le regard de l'autre.

Ces deux jours à l'hotel sont un challenge dont le prix à payer peut être cher...