Cela faisait quelques temps que je n'étais pas venu ici pour y parler de moi. Non que cela aille mieux, bien au contraire, submergée d'angoisses, incapable de concentration, pétrifiée de vertiges, écrire m'était trop douloureux.

Des nuits agitées sans repos, des journées faites de vide à peine comblée par de nombreuses visites chez le médecin, des peurs incessantes concernant mon système cardiaque, mon système digestif, ....des somatisations extrêmes paraît il, d'une angoise qui chaque jour s'enkyste un peu plus.

Des désirs de mort, repos éternel face à trop de souffrances.

Des pleurs, des pleurs et toujours des pleurs.

Aucune issue ne se profile si ce n'est une prochaine hospitalisation. Car pour courronner le tout, mon nouveau psychiatre s'est aperçu de l'absurdité sinon de la dangerosité de mon traitement actuel!!!! Traitement qu'il ne peut me modifier que sous surveillance médicale!

C'est ajouté le décès de ma grand mère maternelle , qui bien que je n'ai jamais eu beaucoup de liens avec elle, m 'a attristtée. J'ai à ce moment tenté une nouvelle approche -accroche avec ma mère... Premier appel je me suis fait jeter, puis les autres se sont adoucis....même si mes espoirs sont minces à ce propos.

Et puis, celui qui m 'a un temps aimé, puis quittée, est en train de perdre sa maman...

Tout cela m'a profondément bouleversée, me renvoyant à mon rapport pathologique à la mort et à la maladie.

J'ai bien essayé de sortir un peu de renouer avec un semblant de vie. J'ai fait plusieurs crises d'angoisse en pleine rue. Je suis aussi tombée dans l'achat compusilf, manière d'exister et de combler ce gouffre en moi.Le regard des hommes sur moi m'a incommodé. Certains m'ont draguée, invitée..... Je n'ai pas donné suite....

Voilà funambule sur le fil de ma vie, j'attends la brise qui me fera chuter...