Depuis le vendredi 25mai, je suis à la demande ( ce qui acte du premier signe de la folie;)), hospitalisée en psychiatrie, section Unité de Soins Intensifs Psychiatriques.
Déjà, les initiales USIP et surtout leur signification effraient.
Mais personnellement je n avais plus le choix, c était cela où le suicide. Oui, j en étais réellement à ce point de désespoir la.
Il faut donc croire que demeure une once d espoir fut elle infime. L essentiel est qu elle soit...
Je suis donc "accueillie" dans une petite unité ou se croisent des personnes porteurs de pathologies dites légères .
Les autres, les lourdes, on les aperçoit lors des pause cigarettes ou leurs hurlements laissent deviner leur présence.
La folie à plusieurs visages mais toujours une seule et même source: une immense souffrance .
Si l on portait ce simple regard sur ces "fous", on s approcherait beaucoup plus de leur vérité .
La folie n existe pas, seule la souffrance existe. Cette souffrance telle une maladie présente divers symptômes: schizophrénie , psychopathie, névroses d angoisse..
On relegue " les fous" loin du regard des autres " normaux" .....Pourtant, la folie n est pas contagieuse, mais la bêtise elle l est!
La folie ne s attrape pas. La folie, c est vous c est moi et très souvent la raison la lu usité la lucidité sont étonnement du coté ou on ne les attend pas...
On oppose la folie à la normalité , ce qui est absolument ridicule. La folie est souffrance, elle est tangible, concrète, palpable. La normalité est une abstraction de l esprit, un concept , elle n existe pas en soi.
Pourquoi donc réserver à ce qui est un traitement institutionnelle ment vient alors que l on se fait miel avec l utopique normalité . La norme n existe pas mais on la vénère , la folie existe et on la dessert.
La personne en souffrance " le fou" est nécessairement un être en et/ou de dépendance et/ou de soumission: à un produit, à une histoire , à un passé, à une famille, à une perversion....
La première chose que vous subissez à votre arrivée en psychiatrie est l adjonction de nouvelles dépendances et soumissions. On infantilise, on humilié même au lieu de respecter et de guider vers l autonomie.
Ainsi vous retire t on papiers et objets constitutifs de votre identité. On vous soumet à un nouveau pouvoir, le pouvoir médical sachant!
On vous soumet ensuite à des règles strictes , alors que la vie s est déjà chargée Dd vien empiéter sur vos libértes.
On nie votre personnalité en tentant de vous faire entrer dans un moule normatif pure création de l esprit..
On vous soumet enfin et peut être surtout à des drogues légales, sur lesquelles vous n avez aucun droit de regard, mais un devoir d avaler sans sourciller. Un refus, une hésitation et l isolement vous guète . Cet isolement qui vous fait passer du statut d être social à l état animal...
La boucle est bouclée, on a justifié votre "folie"...
La psychiatrie médecine de l esprit?
La psychiatrie outil de contrôle social de ceux qui dérogent à une norme qui n existe pas ....