Réveillée à 6 heures...
J écouté le silence vierge des hurlements qui plus tard le briseront
Derrière le store à demi ouvert les premières lumières du jour traversent la pièce qui tient lieu de chambre
Je ne tiens plus dans ce lit trop chaud des cauchemars de la nuit et trop froid des suées d un sommeil agité
Je rêve d un café de nicotine et d air , de l air.
Impossible. L eau est tellement chlorée qu il est dangereux d y diluer un stick de café lyophilisé.
Je devrais attendre 8 heures et l ouverture de cette maudite porte.
L envie de nicotine est forte, si forte que je ne résiste pas à une bouffée volée à la fenêtre .
Je tourne en rond, je me couche, je le lève , je guère l heure qui ne passe pas...
Les angoisses montent,on souffle se fait court.
Je tente une sortie vers 7h45:"Non revenez dans un quart d heure"! Merde pour 15 minutes ils auraient pu ou fit. Je vis ce non comme un rejet, une aliénation de ma liberté ..
8 heures : armée de mes 40derniers cents et de mon paquet de cigarettes, je descends les escaliers en marche vers le Graal.
Personne au res de chaussée si on les effluves e la souffrance de ces lieux fous .
La machine fonctionne, le café est chaud.
De l air, vite de l air...Je le dirige vers la porte: fermée .
J en essaie une autre: fermée .
Je suis prisonnière .
J explose en larmes.
Ma réalité me jaillit à la face, crue, violente , implacable : je suis internée en psychiatrie...
Je ne suis plus libre. Juste libre de pleurer et de crier ma souffrance !